Foire aux questions

Des réponses à vos questions

En quoi le modèle de production des Fermes boréales est-il bénéfique?

Ce modèle de production permet l’économie d’échelle, l’efficience, l’efficacité et, surtout, la bonne santé des troupeaux, pour être en mesure de répondre aux exigences du marché, notamment en matière de bien-être animal et de traçabilité. Les maternités collectives permettent de valoriser l’industrie porcine au Québec, d’assurer la pérennité de la filière porcine québécoise et d’affirmer notre compétitivité sur les marchés internationaux.

En quoi le projet est-il bénéfique pour les producteurs porcins?

Les maternités collectives permettront de fournir les porcelets nécessaires pour faire vivre une quarantaine de fermes familiales déjà existantes à l’extérieur de la région. Elles constitueront un modèle performant, novateur et à propriété partagée qui permettra de répondre aux besoins des producteurs porcins en les approvisionnant en porcelets sains.

Quels sont les objectifs du projet?

Les principaux objectifs sont d’offrir une nouvelle option à l’industrie porcine québécoise, de répondre aux besoins des marchés par de saines pratiques d’élevage et un respect de l’environnement et des normes de bien-être animal, ainsi que d’assurer la traçabilité et une meilleure coordination de la production.

Qui sont les instigateurs du projet?

Les Fermes boréales ont été créées en octobre 2013 dans le but d’exploiter des maternités collectives en production porcine au Québec. Ce projet, une initiative de La Coop fédérée et de sa filiale Olymel, s’est dessiné pour assurer la pérennité des producteurs de porcs d’ici, par un modèle d’échelle, d’efficience et d’efficacité leur permettant une meilleure rentabilité.


Avez-vous identifié les endroits où seront creusés vos puits d’eau potable?

Non. Nous n’avons pas encore identifié les endroits où les puits seront creusés. Ce que nous pouvons dire, c’est qu’ils seront situés à proximité de nos bâtiments et que l’eau devra respecter des normes de qualité élevée pour abreuver nos animaux.

Qui sera responsable des épandages des lisiers?

Nous serons responsables de l’épandage afin de nous s’assurer de respecter toutes les normes et d’avoir les meilleures pratiques. Nous formerons les opérateurs et ils utiliseront nos  équipements d’épandage.

Nous serons responsables de respecter les PAEF qui auront été produits par l’agronome des agriculteurs. Nous respecterons les quantités de lisier à appliquer et les distances séparatrices.

Est-ce que vous utiliserez un incinérateur pour disposer des carcasses des animaux morts?

Non. Chaque maternité sera dotée d’un composteur à tambour rotatif surdimensionné qui aura une capacité de 130 % des besoins estimés. Il est important de préciser que les carcasses des animaux morts ne seront pas visibles ou gardées à l’extérieur des bâtiments pour des raisons de salubrité et de biosécurité.

Est-ce que des médicaments et antibiotiques risquent de se retrouver dans les eaux souterraines?

Non. L’éloignement du Témiscamingue est un atout pour qu’il demeure exempt de maladies à incidence économique, telle la diarrhée épidémique porcine, et la faible densité animale dans la région contribue à la biosécurité des installations. L’assurance d’un statut sanitaire très élevé, avec des animaux en très bonne santé, permettra de réduire l’utilisation d’antibiotiques, voire de tendre à leur non-utilisation, ce qui limitera considérablement les risques.

En quoi les promoteurs du projet s’engagent-ils sur le plan du développement durable?

De nombreuses actions ont été mises en œuvre afin de faire du projet de maternités collectives au Témiscamingue un modèle de développement durable. On a tenu compte de ses trois piliers : économique, social et environnemental.

Les mesures de protection de l’environnement proposées répondent donc à toutes les normes et règlementations (et les dépassent même dans plusieurs cas), tout en permettant la réalisation d’un projet économiquement viable.

L’investissement initial et l’apport à l’économie régionale une fois en phase d’exploitation (approvisionnement en grains, épandage de fertilisants à moindre coût pour les producteurs receveurs de lisier) contribueront également à maximiser les retombées pour la région d’accueil.

La composante sociale du développement durable est aussi au cœur de la démarche, et le promoteur est ouvert au dialogue avec la collectivité d’accueil ainsi qu’aux propositions d’améliorations à son projet.

Comment le lisier sera-t-il géré?

Une à deux fois par semaine, le lisier accumulé sous les bâtiments d’élevage sera évacué vers des fosses en béton armé. Il sera acheminé par un tuyau souterrain et se déversera par le fond de la fosse afin d’éviter le brassage et les odeurs.

L’épandage se fera en grande partie au printemps et à l’automne, en fonction des plans agroenvironnementaux de fertilisation (PAEF) établis pour répondre exactement aux besoins des plantes. Le faible taux d’application, de l’ordre de 2,5 litres par mètre carré (l’équivalent d’une pluie de 2,5 mm), réduit les risques de ruissellement de surface.

Le système d’épandage du lisier par enfouissement direct permet d’éviter la compaction des sols causée par le passage des citernes dans les champs. L’utilisation d’une rampe à injection directe réduit considérablement les odeurs, puisque le lisier n’entre pas en contact avec l’air.

Quelles seront les mesures prises en matière d’économie d’eau?

Les lieux d’élevage seront munis de bols économiseurs d’eau, c’est-à-dire d’augettes individuelles dans lesquelles les animaux font couler l’eau. Ce système permet une réduction du volume de lisier pouvant atteindre 35 %, comparativement à la « tétine d’abreuvement » traditionnelle, une sorte d’abreuvoir sans réserve d’eau à laquelle le porc s’abreuve directement.

Quelle est la procédure d’analyse d’une demande de certificat d’autorisation?

La demande est soumise à la Direction régionale de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec du MDDELCC. Le Ministère a cinq jours pour confirmer réception de la demande, c’est-à-dire vérifier la recevabilité de celle-ci et confirmer que tous les documents nécessaires ont été déposés par le demandeur.

Le Ministère a ensuite 75 jours pour traiter la demande et délivrer un certificat d’autorisation. Cependant, si certains documents ou informations sont manquants, le Ministère peut demander des précisions ou de nouveaux documents au demandeur. Cela pourrait avoir pour effet d’allonger le processus d’analyse et de traitement du dossier.

Une fois l’analyse terminée et les conditions du Ministère remplies, le certificat d’autorisation du site d’élevage est délivré. Il est valide tant que l’exploitant ne modifie pas les conditions déterminées lors de la délivrance de son CA.

Pour quelles activités agricoles et dans quelles conditions doit-on obtenir un certificat d’autorisation du MDDELCC?

Les producteurs ou les promoteurs doivent obtenir un certificat d’autorisation (CA) pour pratiquer certaines activités agricoles, notamment l’élevage. Cela s’applique lors de l’implantation d’un nouveau lieu d’élevage produisant 3200 kg de phosphore ou plus par année. C’est le cas du projet des Fermes boréales.

Pourquoi réaliser un projet de 2360 truies et 10 verrats, si ce n’est pour éviter de passer par le processus du BAPE imposé aux projets de 2400 truies et plus?

Le nombre de 2370 truies est la norme dans tous les projets qui se réalisent actuellement au Québec.

Il est important de rappeler que le BAPE s’est penché sur la production porcine en 2002 et qu’il a déposé le 30 octobre 2003 un rapport étoffé de près de 900 pages contenant 58 recommandations. Bon nombre des recommandations contenues dans son rapport final ont été retenues et mises en place dans les lois et règlements qui régissent l’implantation de nouveaux sites d’élevage porcin au Québec.

Même si le projet n’est pas assujetti aux audiences du BAPE, il doit passer par un processus d’approbation rigoureux, géré par le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC). Il doit respecter des normes environnementales parmi les plus sévères d’Amérique du Nord.

Doit-on s’inquiéter pour nos cours d’eau et nos terres?

Non. Les Fermes boréales s’engagent au respect (et même plus) des normes et des distances séparatrices, notamment en ce qui a trait aux cours d’eau, aux puits, aux résidences et au périmètre urbain. Un programme de suivi est d’ailleurs à l’étude, conjointement avec l’Organisme du bassin versant du lac Témiscamingue.


Devrez-vous brasser le lisier souvent dans les fosses?

Le brassage des fosses est une opération nécessaire et normale quand on procède à l’épandage des lisiers. Il est nécessaire de le faire afin d’homogénéiser son contenu pour s’assurer que tous les lisiers épandus auront la même teneur fertilisante sur l’ensemble des parcelles où il sera appliqué. Le brassage se fera seulement deux  fois par année.

Est-ce que les Fermes boréales augmenteront le transport de marchandises et le trafic de camions dans la région?

Très peu. L’exploitation des maternités ne nécessitera qu’une dizaine de camions par semaine, soit quatre pour transporter les porcelets vers les engraissements et six pour acheminer la moulée destinée à alimenter les animaux.

De plus, le projet permettra de diminuer le transport, puisque les grains produits localement seront transformés à la meunerie de New Liskeard plutôt qu’exportés dans le sud de la province. Cela représente également une économie de coûts de transport pour les producteurs céréaliers.

Quelle est la procédure de consultation publique pour un projet d’élevage porcin?

Un projet d’élevage porcin doit respecter deux conditions avant d’être soumis au processus de consultation publique municipale :

  1. Il doit avoir satisfait aux normes environnementales du Règlement sur les exploitations agricoles (REA) et avoir obtenu un certificat d’autorisation du MDDELCC.
  2. Il doit avoir été jugé conforme à la règlementation d’urbanisme de la municipalité ou de la MRC, selon le cas.

Une fois ces deux conditions réunies, le processus de consultation publique peut aller de l’avant. Il faut rappeler que cette consultation ne vise pas à bloquer le projet. Une fois le processus achevé, la municipalité devra officiellement délivrer le permis de construire demandé, sous réserve, si cela s’applique, du respect de certaines conditions pouvant être imposées par le conseil municipal. Les cinq conditions pouvant être imposées sont :

  • Le recouvrement de la structure d’entreposage.
  • L’incorporation du lisier au sol dans un délai de 24 heures.
  • Le respect des distances séparatrices prévues au schéma d’aménagement de la MRC.
  • L’installation d’un écran brise-odeurs.
  • Les équipements destinés à économiser l’eau.

Est-ce que les odeurs vont se propager sur une grande distance?

Non. Les emplacements retenus pour les bâtiments se trouvent à l’écart des périmètres urbains, tiennent compte de la direction des vents dominants et respectent les distances séparatrices requises (les dépassent, même) entre eux et les maisons des alentours.

De plus, la plupart des bâtiments se trouveront en terrain boisé, ce qui créera une barrière naturelle contre les odeurs. Enfin, l’ajout de haies brise-odeurs limitera encore davantage la propagation d’odeurs. Ces mesures, qui sont les plus efficaces, ont été retenues pour le projet.

Pourquoi ne pas installer de toits sur les fosses à lisier?

L’ajout de toits sur les fosses est une mesure qui vise à réduire le volume de précipitations dans celles-ci et la quantité de lisier à épandre. Pour ceux qui utilisent les systèmes d’épandage à la citerne, cela permet de réduire le nombre de voyages au champ, donc les frais d’épandage et le va-et-vient des camions sur la route. La charge fertilisante du lisier dans une fosse couverte étant la même que dans une fosse non couverte, cela nécessite la même superficie d’épandage. Si on utilise un système d’épandage par enfouissement direct, il n’y a pas d’avantage, sur le plan économique ou en matière de temps d’épandage, à mettre un toit sur la fosse. Du point de vue des odeurs, l’ajout d’un toit a peu d’impacts, voire aucun.

Quelles seront les retombées économiques du projet?

Le projet générera un investissement local de 50 millions $, une somme considérable pour stimuler l’économie de la région. De plus, les Fermes boréales entraîneront la création d’une cinquantaine d’emplois directs liés à l’exploitation des maternités ainsi que de nombreux emplois indirects, notamment pour la construction.

Les Fermes boréales dynamiseront aussi le territoire agricole du Témiscamingue : il ne sera pas nécessaire de transporter le lisier, qu’on pourra utiliser pour fertiliser, à moindre coût pour les producteurs, les terres en culture à proximité. La disponibilité de grains permettra également l’approvisionnement local pour nourrir le troupeau, au profit des producteurs de la région, qui économiseront sur le transport de leurs grains en plus de valoriser ceux-ci dans la région.

Ailleurs en province, les maternités collectives permettront de préserver et de créer des emplois dans l’industrie du transport, l’administration, la comptabilité, la génétique et les usines de transformation. Ensemble, les cinq maternités permettront aussi de fournir les porcelets nécessaires pour faire vivre une quarantaine de fermes familiales déjà existantes à l’extérieur de la région. Enfin, elles constitueront un modèle performant, novateur et à propriété partagée qui permettra de répondre aux besoins des producteurs porcins en les approvisionnant en porcelets sains.

Est-ce que l’on va se faire déranger par le bruit lors de la construction?

Non, les sites sont éloignés des résidences et pour la plupart entourés de boisés. De plus, les camions amenant le béton et les matériaux circuleront seulement durant le jour.

Est-ce que l’on va se faire déranger par le bruit lorsque les bâtiments seront en exploitation?

Non, car les sites sont suffisamment éloignés et ne généreront pas beaucoup de bruit. Sur le plan du transport, il y aura chaque semaine six camions apportant des aliments pour les animaux et quatre camions transportant les porcelets à l’extérieur de la région, ce qui ne causera pas d’impact notable par rapport à la situation actuelle.

Doit-on s’inquiéter des odeurs?

Non. Pour les différents bâtiments qui seront construits, on respectera ou dépassera toutes les distances séparatrices requises et on tiendra compte de la direction des vents dominants. Les installations seront à l’écart, bien souvent dans des boisés, et toutes ceinturées de haies brise-odeurs pour éviter la propagation d’odeurs.

Le procédé d’épandage du lisier par enfouissement direct permet aussi de réduire les odeurs au minimum.


Quel âge auront les porcelets quand ils quitteront les maternités?

Les porcelets quitteront nos installations quatre semaines après leur naissance.

Est-ce que les animaux seront nourris avec des farines animales?

Non. Les farines animales ne feront pas partie de l’alimentation de nos animaux.

Est-ce que les maternités collectives respecteront le bien-être animal?

Oui. Le bien-être animal constitue une priorité pour les Fermes boréales. Nous visons des marchés qui ont des exigences élevées sous cet aspect, et nous voulons dépasser celles-ci. De plus, nous voulons être un modèle de production porcine durable et nous allons privilégier le BEA de différentes façons, notamment :

  • Les truies gestantes seront logées en grands groupes et le personnel devra les côtoyer chaque jour, ce qui favorise le lien entre l’homme et l’animal.
  • Les cages de mise bas seront de plus grande dimension (elles sont nécessaires pour une courte période afin d’assurer la sécurité des porcelets).
  • Les porcelets auront des niches équipées d’un chauffage d’appoint qui permettra d’assurer un confort optimal.

En quoi le programme BEA ressemble-t-il aux normes de qualité ISO?

Le programme BEA est basé sur les mêmes principes que les normes ISO. Vous dites ce que vous faites, vous faites ce que vous dites et vous devez le prouver. L’éleveur est tenu de respecter des protocoles et des procédures. Il est sujet à des validations (vérifications externes). Le valideur confirmera que le producteur respecte ses engagements. Le non-respect des normes peut signifier ultimement qu’un producteur ne pourra pas livrer de porcs à un abattoir.

Quel organisme s’assure que les éleveurs respectent les normes du BEA et ses engagements?

C’est le Conseil canadien du porc (CCP), par l’intermédiaire du programme AQC, qui est responsable de faire respecter les normes nationales relatives à la salubrité des aliments et au bien-être animal. Pour en savoir davantage, consultez le site du Conseil canadien du porc.

Si les normes du BEA n’entrent en vigueur qu’en 2024, est-ce que cela veut dire que les animaux ne sont pas élevés dans de bonnes conditions actuellement?

Les maternités collectives des Fermes boréales seront construites en conformité avec la norme BEA de 2024. Même si les normes de qualité BEA n’entreront en vigueur qu’en 2024, cela ne signifie pas que les éleveurs ne respectent pas déjà des standards importants pour assurer le confort de leurs animaux.

Les éleveurs de porcs doivent déjà se conformer aux normes AQC (Assurance qualité canadienne). Il s’agit de normes de salubrité basées sur les normes HACCP (pour hazard analysis critical control point, ou analyse des risques aux points critiques).

D’ailleurs, il est important de souligner que tout nouveau projet d’élevage porcin au Québec devra déjà répondre aux normes du BEA. Il en est de même pour les éleveurs qui doivent faire des rénovations importantes dans leurs bâtiments d’élevage.

Le BEA étant un programme volontaire, on ne peut pas dire que c’est très contraignant pour les éleveurs de porcs, non?

Bien que l’adhésion au programme soit volontaire, en 2022, Olymel exigera des éleveurs livrant des porcs à ses installations que ceux-ci aient été élevés en respect des normes du BEA.

À ce chapitre, Olymel est un leader de l’industrie, puisqu’elle a annoncé à la fin de l’année 2012 qu’elle donnait aux producteurs qui fournissent des porcs à ses abattoirs une période de transition de 10 ans pour se conformer aux normes du BEA. Ce faisant, Olymel devançait de 2 ans l’échéancier de 2024, qui a été convenu pour l’ensemble de la filière.

Qu’est-ce que le programme BEA (Bien-être animal)?

Le BEA est un programme à participation volontaire qui définit les standards pour le bien-être animal dans les lieux d’élevage porcin.

Le BEA régit les aspects suivants de la production :

  • Logement et installations des animaux
  • Nourriture et eau
  • Santé animale
  • Pratiques d’élevage
  • Transport
  • Euthanasie

Le programme BEA est basé sur le Code de pratiques pour le soin et la manipulation des porcs du Conseil national pour les soins aux animaux d’élevage (CNSAE), un organisme canadien. Une première édition de ce code a été rédigée en 1993. Une mise à jour importante a été publiée en 2014.

Cette certification, à laquelle les Éleveurs de porcs du Québec ont décidé d’adhérer volontairement, sera en vigueur dans tous les sites d’élevage de la province d’ici 2024.


Pourquoi ne développez-vous pas une filière porcine complète dans la région?

Après une analyse des conditions locales, la rentabilité de l’élevage en engraissement et la construction d’un abattoir au Témiscamingue seraient difficiles à justifier sur le plan économique, car la taille du marché ne permettrait pas d’avoir des installations viables. Le projet des Fermes boréales s’inscrit dans le développement d’une filière déjà existante.

Comment avez-vous établi les revenus de taxes?

Nous avons basé nos calculs sur des données qui sont connues dans le domaine de l’évaluation foncière des bâtiments agricoles au Québec. Quand nous prenons les données disponibles sur la valeur taxable de maternité neuve avec les mêmes caractéristiques que les Fermes boréales, nous obtenons des valeurs qui oscillent entre 3,2 et 3,5 millions de $ par bâtiment. Nous avons choisi la valeur la plus basse 3,2 millions de $ afin d’éviter de gonfler les résultats. Ensuite,  nous avons appliqué les taux de taxation de chacune des municipalités où seront construites les futures maternités. L’évaluation est basée sur la valeur du bâtiment sans les équipements servant à l’élevage des animaux.

 Voici un tableau qui présente les résultats les calculs pour chaque municipalité :

Calcul taxes

Pourrait-on voir ultérieurement l’arrivée d’activités d’engraissement et d’abattage dans la région?

Non. Les installations d’abattage et de transformation ne seraient pas viables si elles étaient éloignées des grands centres, où se consomme la majeure partie de la viande produite. Il ne serait pas non plus rentable de faire de l’engraissement loin des centres de transformation, en raison du coût d’alimentation des porcs, qui serait alors plus élevé (il faudrait faire venir des ingrédients spéciaux des grands centres et la production locale de grain ne serait pas suffisante pour l’approvisionnement de ces porcheries), et du coût de transport des porcs à leur poids d’abattage, beaucoup plus cher que le transport des porcelets.

Qu’est-ce qu’une maternité collective?

En production porcine, une maternité collective regroupe les truies gestantes d’un collectif de producteurs, afin d’assurer leur approvisionnement de porcelets en bonne santé. Plusieurs producteurs désirant faire de l’engraissement de porcs partagent donc des places en maternité, c’est-à-dire qu’au lieu de posséder leur propre maternité, ils ne conservent que des parcs d’engraissement et assurent leur approvisionnement en porcelets par cette maternité collective. Cette façon de faire s’avère très économique et rentable sur plusieurs points. Le concept de maternité collective existe depuis une vingtaine d’années en Europe. C’est un modèle qui a fait ses preuves, en France notamment.

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Réponses au CREAT

Septembre 2015

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